madepeche.com

madepeche.com


Les Blogs et diaporamas de la Dépêche du Midi

blog.ladepeche.com diaporama.ladepeche.com
PARTICIPER
Pour publier des articles, des photos, des vidéos... réagir votre info !
Publier une information
23 mai 2012, 05:34
madepeche.com

Vos bons plans

Livre "à ceux qui cherchent le bonheur"

mercredi 03.01.07 - 11h40

auteur : Roland Foissac - Albi

Quel « bonheur » de lire un véritable essai dans lequel les questionnements et les doutes sont nombreux. On n’arrête pas de lire, on continue, car le chemin à parcourir est un chemin de partage. Cet essai est d’abord un essai contre l’égoïsme. Ce qui doit être recherché, ce n’est pas le bonheur, c’est le bonheur commun. Et cela change tout. La quête du bonheur se confond avec le mouvement historique vers plus d’égalité : c’est une quête résolument militante où le désespoir n’a pas sa place. Ne pas se résigner. La droite est résignée : il y aura toujours des riches et des pauvres, une France d’en haut et une France d’en bas, des gens « bien » et de la racaille ! Ne pas se résigner, c’est refuser la société telle qu’elle est aujourd’hui. La gauche en général et le communisme en particulier, c’est le mouvement réel qui s’efforce d’abolir toutes les formes de servitude, d’aliénation, d’exploitation et de domination. Car la conquête du bonheur commun passe par la transformation sociale.

On comprend bien dans cet ouvrage ce que c’est que d’être communiste à l’heure actuelle : c’est avant tout s’ouvrir aux autres, être à l’écoute, s’engager auprès de ceux qui sont exclus, méprisés, stigmatisés, bannis. C’est veiller à ce que le droit de tous à une égale dignité reste le plus grand des principes et militer pour que ce principe soit respecté. Comme le disait Deleuze, être de gauche « c’est ne pas cesser de devenir minoritaire ». Etre de gauche donc, être communiste, c’est d’abord s’indigner. Comme il est dit au tout début de l’ouvrage : « la moitié des humains vit avec moins de deux euros par jour ». Ca ne peut pas durer ! « 80 millions d’enfants de moins de 15 ans vivent dans des conditions proches de l’esclavage ». Ca ne peut pas durer ! etc. (cf. p.15)

Il y a tellement de situations qui ne devraient pas durer qu’on ne peut même plus se demander si on arrête ou si on continue le combat. On continue ! Peut-on encore être communiste aujourd’hui ? La réponse est oui. Il est des « possibles » qui n’ont pas encore été réalisés. Grâce à l’obstination, l’exigence d’émancipation doit progresser. Nous pouvons écrire une autre histoire, plus juste plus fraternelle, plus libre. Nous pouvons inventer collectivement des réponses émancipatrices, nous les humains, nous les citoyens ; à condition d’être de véritables acteurs, à condition de « tracer » la route. Il est temps de se réconcilier avec la politique, il est temps de se réconcilier avec le communisme : même si on n’est pas communiste. Le désastre soviétique et le stalinisme ne doivent pas nous égarer : des idéaux ont été salis, il faut le reconnaître. Mais l’idéal communiste – malgré les blessures – reste intact : l’humanité à réaliser, une civilisation d’hommes libres. L’action politique sera ce que nous en ferons. Certes il faut rompre avec le communisme modélisé, mais de façon générale il faut rompre avec la rigidité et le dogmatisme.

Faire de la politique c’est être en mouvement contre l’état actuel, c’est vouloir humaniser la société, renforcer le pacte démocratique, c’est-à-dire les valeurs fondamentales qui assurent par delà les différences une véritable universalité. Faire de la politique, c’est tendre la main à tous ceux qui cherchent à faire le bonheur de l’humanité avec elle et s’inscrire dans un processus de « confrontation loyale » des idées.

C’est l’esprit qui anime cet essai de bout en bout. L’honnêteté foncière de l’ouvrage se double d’une véritable tendresse pour l’humain. On ressent à notre tour de la tendresse pour l’auteur : cela mérite d’être souligné, la lecture d’un essai procurant rarement de l’émotion.

Huguette ENJALRAN-PLANES

« à ceux qui cherchent le bonheur… » ouvrage de Roland Foissac en vente au prix de 17 € dans les librairies ou directement auprès de l’auteur (tél. : 0563456681).

 


Réagir à cet articleImprimerPoster une information Retour


no recent HTML Articles
Vos flash infos