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Fret ferroviaire: Le retour ou le début de la fin?
jeudi 13.05.10 - 11h59
auteur : daniel auberger - albi
En transférant sur le site de l’entreprise Eternit un trafic de sable qui arrivait en gare de Albi Ville, la satisfaction est de mise chez de nombreux albigeois de voir la fin de nuisances routières résultant du transfert sur route de la gare à Ranteil.
Au-delà de cette situation particulière qui n’est en fait qu’un transfert ferroviaire de la gare vers Eternit du seul trafic départemental par ce mode transport, la situation du Fret ferroviaire est plus que préoccupante.
A l’horizon 2011, à l’issue de son schéma directeur, dont l’essentiel doit être mis en oeuvre au second semestre de cette année, la Direction SNCF prévoit que la branche Fret aura transporté 616 000 wagons en moins par rapport au 31/12/2008.
Sous l’appellation politiquement correcte de « flux non retenus » la Direction prévoit d’abandonner 255 000 wagons, dont le transport a été jugé non rentable.
Au final, malgré un gain supposé de 103 000 «nouveaux flux », Fret SNCF s’apprête à perdre 513 000 wagons soit un tiers du nombre total de wagons transportés en 2008. Cela revient à jeter plus de 1 200 000 camions supplémentaires sur les routes dont bien entendu les départementales et nationales du Tarn…
Comment dans ces conditions, répond‐on concrètement aux décisions du « Grenelle
de l’Environnement » en matière de report modal en faveur du rail, aux enjeux de société, en réduisant massivement les trafics ferroviaires (y compris les trains entiers !), en continuant à fermer des gares Fret et des triages, en supprimant à tour de bras les emplois (moins 3438 prévus au Fret en 2010), en incitant les chargeurs industriels à basculer une grande partie de leurs flux ferrés vers la route !?
A l’image des questions sociétales en cours ou à venir le débat concerne tous les citoyens et pourtant il n’est pas à la « une » alors qu’il paraît plus utile que de savoir en mai 2010 quel est celle ou celui qui sollicitera le poste de Président de la République !
Ainsi va notre démocratie bien malade mais gardons en mémoire que rien n’est jamais irréversible si ce n’est la mort !



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