Edito
Régionales : à vous la parole
dimanche 14.02.10 - 14h29
auteur : Modérateur - Toulouse
La campagne des élections régionales bât son plein.
Savez-vous déjà pour qui vous allez voter en Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon ?
Le scrutin a-t-il une dimension nationale ou seulement locale ?
Que retenez-vous des derniers mandats de Martin Malvy, Alain Rousset et Georges Frêche ?
Et pour le mandat qui arrive, quelles doivent être les priorités pour votre région ?
A vous la parole.
(Photo : l'hôtel de région de Midi-Pyrénées à Toulouse)
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16 février 2010, 15:32 • LEGAGNANT • ESTANTENS ( Cne de Muret )Midi-Pyrénées est par sa superficie, la plus grande région française (45 348 km2). De 1998 à 2004, Martin Malvy a dirigé la région avec une majorité relative allant des radicaux de gauche à la ligue communiste révolutionnaire. Au cours de son premier mandat (1998-2004), Martin Malvy augmenté les impôts régionaux de près de 10 % pendant les trois premières années, puis a affiché une stabilité fiscale sur les trois dernières. Aujourd’hui, à l’image des autres présidents de région socialistes, il a rattrapé le temps perdu et a déjà augmenté les impôts deux fois plus que lors du précédent mandat. Pour construire le budget 2009, Martin MALVY, a choisi de se désengager de politiques essentielles et de recourir, une fois de plus, à la fiscalité. Or, Midi-Pyrénées compte au nombre des régions où la pression fiscale est la plus forte. A cet égard, il n’est pas inutile de rappeler quelques chiffres. Parallèlement à une hausse continue des bases (+ 4 % en moyenne annuelle), les taux de fiscalité directe, très supérieurs à la moyenne nationale, ont connu en Midi-Pyrénées une très forte croissance depuis 2004 : + 29 % pour les taxes Foncières ; + 32 % pour la taxe professionnelle et + 28 % pour la taxe sur les cartes grises. Si bien qu’avec un indice de pression fiscale de 1,55, Midi-Pyrénées se situe au 2e rang des régions métropolitaines, derrière Languedoc-Roussillon Depuis 2004 les impôts régionaux ont augmenté de près de 30% dans la conjoncture actuelle. Or, la décision d’augmenter une nouvelle fois les impôts régionaux éloigne de cet impératif et aggrave les effets de la crise qui fragilise l’économie régionale, affecte le pouvoir d’achat des ménages et pénalise les entreprises. Le poids du « socialisme hôtelier » qui consiste à transformer l’Hôtel de Région en lieu permanent de réceptions, colloques et autres assises (autant de manifestations destinées à promouvoir, bien plus que l’action de l’institution, la personnalité de son Président candidat déclaré à sa succession) est devenu excessif. Quand les contribuables régionaux financent sans le savoir la pré- campagne du président du Conseil Régional candidat à sa succession… La facture sera encore plus lourde en 2009. La raison ? Le magazine de 50 pages, intitulé Midi-Pyrénées, notre avenir, imprimé à plus d’1,3 million d’exemplaires et distribué dans le courant du mois de février ! Ce magazine n’est rien moins que le bilan de mandat, sous forme de panégyrique, du président du Conseil Régional en même temps que le projet du candidat à sa propre succession. Outre qu’il n’appartient pas aux contribuables midi- pyrénéens de financer le programme électoral du candidat du parti socialiste au scrutin de 2010, le bilan de l’actuelle majorité est présenté de façon partisane et malhonnête. De même, pourquoi faire l’impasse sur la question, pourtant essentielle, de la fiscalité sinon pour passer sous silence une réalité bien peu flatteuse qui place Midi-Pyrénées, après Languedoc- Roussillon, en tête des régions où la pression fiscale sur les ménages et les entreprises est la plus forte ? Ainsi la réforme des collectivités, avant même la présentation des textes de loi est présentée comme une «réforme qui ne simplifiera rien et dont la France mettra des années à se relever » Quant au projet proposé par le président de région, il invite les Midi- Pyrénéens à se projeter en 2030. Mais quelle crédibilité accorder à celles et ceux qui promettent de faire dans les 20 prochaines années ce qu’ils n’ont pas su faire pendant les 12 années écoulées au cours desquelles ils étaient aux commandes de la Région ? La première tient à l’absence de concertation qui a présidé à son élaboration. Transmis 48 heures seulement avant le vote de l’assemblée, le plan n’a pas été examiné en commission des finances alors même qu’il impacte le budget de la collectivité. «Le document était inachevé », a-t-on fait savoir. Mais, alors, comment expliquer que le magazine Midi-Pyrénées Infos de juillet/août (sorti de l’imprimerie 48 heures avant la séance plénière) consacre 4 pages au plan de soutien à l’économie régionale ? C’est bien la preuve que, pour la majorité en place, la communication et les effets d’annonce priment sur le débat démocratique. La seconde tient au plan lui-même. Les 63 mesures qu’il contient, pour un montant estimé à 800 millions d’euros sur 2 ans, relèvent pour la plupart de dispositifs existants amendés ou à peine renforcés. Surtout, si l’on distingue ce que la Région met véritablement sur la table pour faire face à la crise des engagements qui ont déjà été pris dans le cadre du budget primitif, il ne s’agit pas, pour 2009, de 368 millions d’euros supplémentaires comme il a été annoncé et repris par la presse, mais de 82 millions d’euros (dont 68 en investissement), soit l’équivalent de l’enveloppe affectée dans le cadre de la délibération modificative votée le même jour, laquelle est financée pour moitié par le versement anticipé par l’Etat de 38 millions d’euros au titre du fonds de compensation de la TVA ! L’effort de la collectivité n’est, certes, pas négligeable – il représente 6,5 % du budget primitif – mais prétendre qu’il atteint 368 millions d’euros en 2009 alors qu’il n’est donc en réalité que de 44 millions d’euros relève de la malhonnêteté. A l’inverse, l’effort consenti par l’Etat en Midi-Pyrénées témoigne par son ampleur – 600 millions d’euros d’investissements dans le cadre du plan de relance, 100 millions d’euros versés au titre de l’aide aux familles nombreuses et aux travailleurs précaires, 225 millions d’euros affectés aux collectivités au titre du remboursement anticipé du fonds de compensation de la TVA (FCTVA), 350 millions d’euros de dotations à l’Université de Toulouse dans le cadre de l’opération Toulouse Campus, 340 millions d’euros au titre du programme de modernisation des itinéraires routiers pour la période 2009-2014 et 100 millions d’euros dans le cadre de l’augmentation de sa participation au Plan Rail régional, soit un montant de plus d’un milliard et 700 millions d’euros – de l’engagement résolu du Gouvernement en faveur de l’économie Midi –Pyrénéenne. Avant de terminer cette analyse sur les grandes lignes uniquement, trop riche dans les détails pour que tout soit affiché, une petite information cependant que le contribuable doit savoir, que lorsqu’il va partir pour un Week-end prolongé, pour passer des fêtes en famille ou, lorsqu’il va prendre la route pour ses vacances, systématiquement le carburant à la pompe augmente de quelques centimes au litre jusqu’au moment de son retour compris. Ce n’est pas le fait, ni du gouvernement, ni des pétroliers, mais tout simplement du Président de région, qui lui aussi fait des voyages avec ses collaborateurs, aux frais de la princesse, c’est-à-dire du contribuable, VOUS ! Le groupe d’Observateurs de Muret.
25 février 2010, 20:10 • Pélissier Jean • Albi
J'ai du mal à différencier les compétences entre région et département, ni comment ils "montent leur budget". je suis éfaré par le nombre de commisions.Je ne connais aucun élu à la région. Je n'entends que des polémiques politiciennes sans pouvoir avoir des références tangibles. Je suis éfaré par le nombre de listes. Je ne comprends pas la répartition des places...Je me fais du soucis pour choisir...



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