Elections européennes
Myriam Martin et Olivier Besancenot à Toulouse.
jeudi 04.06.09 - 11h30
auteur : CMoisset - Toulouse
Myriam, elle es est longue, belle et grande comme Carla.mais elle ne susurre pas à Nicolas « Mon chouchou » !« Les Français, les Hollandais, les Irlandais ne veulent pas d’Europe libérale. Ils veulent une Europe sociale, la retraite à 60 ans, etc. » annonce Myriam pour chauffer la salle. Interdiction des licenciements, fin des parachutes dorés. Le droit à la santé.
Myriam, peut être rassurée. Les militants sont sous hypnose, ils ne vont pas s’abstenir d’exprimer dans les urnes ce week end, la colère et la révolte. Elle devait conclure avec ces mots magiques :
« Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux, alors levons nous ! ».
Olivier devait tel un boxeur,ou comme les meilleurs de Roland Garros,il a cogné avec des mots juste. Cent fois plus ironique et décapant que Anne avec « On ne nous dit pas tout ».
« On ne pourrait pas mettre un portique à l’entrée du médéf,ils veulent nous faire croire que la crise à disparue,ils nous prennent pour des poires ! », pendant 2 heures ,c’est des déferlantes de phrases qui tuent.
Il est à la fois le roi de la com, de l’économie et tellement sympathique. Et c’était gratos. Je conseille aux étudiants en communication,journalisme, politique d’aller voir le phénomène….
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04 juin 2009, 11:33 • akordepo • ToulouseLettre à un électeur, à une électrice, du NPA Par Christian Picquet, porte-parole de la Gauche Unitaire (ex NPA) Mon camarade, ma camarade, il fallait que je m’adresse à toi. Comme nous appartenons à la même tradition politique, toi ou d’autres me font part régulièrement, dans cette campagne des européennes, des interrogations qui sont les tiennes. Tu as pu croire un temps, comme on te le disait, que ce scrutin n’avait que peu d’importance. La réalité s’impose maintenant : ces élections interviennent bel et bien au cœur de deux événements de dimension historique. D’un côté, la crise historique du capitalisme annonce de nouveaux désastres sociaux et écologiques, les élites possédantes cherchant à la mettre à profit pour soumettre davantage nos conditions de vie et de travail à l’avidité sans bornes des actionnaires. De l’autre, un mouvement social sans précédent depuis longtemps se trouve porté par le soutien majoritaire de la population, mais il peine à trouver le chemin du « tous ensemble » qui serait indispensable, faute de pouvoir, entre autres, s’adosser à une réponse politique à la hauteur des choix de société qu’il soulève. Alors que les dirigeants du Parti socialiste accentuent sans cesse leur dérive sociale-libérale, au point à présent de chercher leur salut du côté de François Bayrou, le besoin d’alternative à gauche n’aura jamais revêtu une telle importance. Tu as peut-être été choqué(e) lorsque la Gauche unitaire est devenue, aux côtés du Parti communiste et du Parti de gauche (et avant que d’autres secteurs militants ne fassent la même démarche), la troisième composante du Front de gauche, parce que nous ne pouvions accepter la logique de division délibérée de la gauche de transformation choisie par la direction du NPA. Je peux le comprendre, car ce nouveau parti t’apparaissait porteur d’une promesse de renouvellement à gauche. Maintenant, comment ne pas constater l’absurdité de la concurrence entre composantes de la gauche de gauche. Le Front de gauche aura, jusqu’au dernier instant, gardé portes et fenêtres ouvertes… En vain ! Rien n’aura fait fléchir la détermination des dirigeants du NPA à « structurer leur propre espace électoral »… Désormais, nos listes vont défendre les mêmes perspectives pour changer d’Europe : abrogation des traités libéraux pour faire place à une Europe au service des travailleurs et des peuples ; bouclier social face à la crise ; interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ; harmonisation sociale par le haut ; Smic européen ; arrêt des privatisations ; remise en question de l’indépendance de la Banque centrale européenne et réappropriation publique du système bancaire et de crédit ; planification écologique, sortie de l’Otan… Elles le feront toutefois au moyen de bulletins de vote différents ! Il convient de s’interroger, comme nous l’avons fait nous-mêmes au moment de prendre notre décision : que peuvent penser les nôtres, je veux parler de la majorité des salariés, qui serrent les dents à mesure que des coups chaque jour plus violents s’abattent sur eux, en constatant qu’aucune gauche digne de ce nom n’est à même de relayer avec la crédibilité nécessaire leurs luttes, leurs revendications, leur unité sur le terrain ? Ils savent bien qu’aucune force ne peut, à elle seule, incarner l’alternative indispensable. Nos divisions leur apparaissent absurdes, désespérantes même, surtout lorsqu’ils entendent telle tête de liste du NPA déclarer benoîtement qu’il irait siéger dans le même groupe que les députés du Front de gauche s’il était élu… À juste titre, ils se disent : « Tout cela pour en arriver là ? » Pas un argument censé justifier le choix de listes séparées ne résiste à l’examen. Ni l’objectif affiché de travailler à un « front anticapitaliste durable » que la direction du NPA aura, par sa propre attitude, empêché de se former à la première occasion qui se présentait. Ni le souci revendiqué de clarifier les débats de stratégie à gauche, qu’une démarche boutiquière ne fait que retarder. Le seul résultat tangible de nos disputes est, au final, d’avoir interdit qu’une gauche de combat se retrouve en situation de prendre l’ascendant à gauche, de contester la domination que le Parti socialiste conserve par défaut sur la gauche. Tout cela a de quoi déconcerter, démoraliser même. Il faut empêcher que se reproduise un tel gâchis. Le moyen de se faire entendre, c’est le bulletin du Front de gauche. En votant Front de gauche, tu ne délivreras de message d’hostilité à personne. Tu ne renieras ni tes préférences partisanes, ni tes idées. Tu feras simplement connaître ton opinion. Rien de plus normal, après tout, car les partis – le NPA comme les autres – sont au service de leurs mandants, non l’inverse. Mieux, tu émettras un signal d’espoir : au lendemain de ce 7 juin, il faudra bien renouer le fil brisé du rassemblement, pour les luttes comme pour les élections. Comment mieux y parvenir qu’en se saisissant de la seule offre unitaire vraiment à gauche, même si elle reste partielle, de ce rendez-vous électoral ? Il ne faut pas hésiter, l’heure est trop grave pour céder à la tentation du repli…



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